Au marché

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La marchande de machines à coudre nous avait indiqué la semaine dernière, un marché pas très loin de sa boutique ou je pourrai trouver un peu de mercerie sans avoir à courir dans le (merveilleux) quartier indien de l’autre côté de la ville :

Pour trouver Phra Khanong market, on a tourné un petit moment sur sukkumvit 63, l’une des belles artères de Bangkok, quand tout à coup, au coin d’une petit soï (une petite rue quoi) mon oeil qui s’aiguise chaque jour un peu plus, à aperçu quelques marchands.

Tout s’est passé ensuite comme lorsqu’on ramasse des fleurs, des fraises des bois ou des champignons dans la forêt : une découverte en amène une autre et rapidement on ne sait plus très bien ni d’où on est partis ni où on va. On sait juste que dans cette abondance de bonnes choses tombées du ciel, on n’aura peut être plus jamais envie de s’arrêter (des fois qu’on passerait à côté d’un truc important …)

A Phra Khanong, ça a commencé comme un peu partout ici avec du linge, des éponges, des vêtements, des ventilateurs, des tongs, (bon…rien de pire, ni de mieux qu’ailleurs) puis sont apparus des rouleaux de tissus, des rubans qui brillent, et des fils de toutes sortes (pas mal du tout…). Enfin, entre un marchand de casseroles et une vendeuse de gâteaux secs ont surgi des stands d’épicerie débordant de produits totalement inconnus (je te montrerai ça la prochaine fois).
Bref d’une ruelle à une autre, d’une marchande à une autre, nous nous sommes enfoncés de plus en plus dans ce dédale sombre (à cause des bâches et des parasols) et humide (il venait de pleuvoir).

Et tout à coup il était là : LE marché alimentaire que nous cherchons depuis qu’on habite ici : pas trop loin de la maison, pas aseptisé (et parfois même pas assez), pas fréquenté par des touristes, pas cher (mais alors vraiment pas cher) . Un endroit pour faire des vraies courses, en prendre plein les yeux, et oser les découvertes en tous genres.

Bon, pour le moment, je dois admettre que nos découvertes sont restées végétales. Même si j’ai vu de mes yeux vus que les poissons étaient encore vivants, même si j’ai vu de mes yeux vus les bouchers brasser des kilos de glace pilée sur leurs étals….j’avoue que je n’ai pas pu franchir le cap d’acheter de la viande ici sur un bout de trottoir.

Et puis, comment peut on faire une cuisine aussi délicate avec des morceaux de viande aussi grossièrement découpés et présentés ? Je pense à l’étal bien rangé de Monsieur Tornati à Avignon (avec persil frais et rondelles de citron SVP). Je pense aussi au boucher de Paros en Grèce. On adore ses côtes de boeuf mais pour ce qui concerne la découpe et la présentation, il n’a rien à enseigner aux bouchers de Bangkok : c’est le même style.

Bref, il faut qu’on s’habitue, voilà tout. Et en attendant de s’habituer on mange surtout du riz et des légumes je dois dire…

Bon, la semaine prochaine je m’offre un cours de cuisine qui commence par l’étape des courses sur un marché, et je sens que je vais avoir mille questions à poser. Je te raconterai tout ça et j’essaierai de partager des recettes. Promis. En attendant je te laisse jeter un oeil aux photos de Math : il y en a beaucoup d’autres. Ce sera pour une prochaine fois.

 

Ici les oranges sont vertes, très sucrées avec un arrière goût de mandarine. C’est délicieux
10 bahts c’est à peu près 25 centimes d’Euro

 

Trier les piments

 

Viande fraîche …

 

.. ou viande séchée

 

 

 

 

  1. Bar Philou

    Merci pour ces belles pages parfumées et multicolores qui me ravissent.
    j’attends la suite de vos aventures avec impatience !
    grosses bises

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