Dire au revoir

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En moins de trois mois, Il a fallu boucler la vie d’ici : du contrôle dentaire au rendez vous avec la banque sans oublier de suspendre les forfaits téléphoniques, de passer une dernière radio pour être tranquilles, de donner procuration pour la poste, de trouver une solution pour le chat, d’opérer sans rien oublier la passation des clefs de la maison à Charlotte et Lucas, de s’occuper de l’assurance de la voiture et de la voiture elle même, de trouver la bonne personne (on savait déjà que c’était Max) pour s’occuper du jardin en notre absence…..

Il a aussi fallu commencer à organiser la vie là-bas, du pied à terre où nous nous installerons pour quelques jours en arrivant à l’inscription des enfants au collège sans oublier les démarches qui nous permettront de trouver vite (on l’espère) un logement définitif, les contacts avec les ambassades pour être autorisés à emmener la Ritaline de nos enfants TDAH (autorisation que l’on n’a jamais obtenue ), l’adhésion à une caisse de santé, l’achat des fournitures scolaires…

Il a encore fallu concrétiser mon projet professionnel, (stages, rendez vous, démarches en tous genres), mettre en place ce site avec Carine, créer une petite entreprise, déposer une marque, se bagarrer avec des administrations quelquefois récalcitrantes, (mais pas toutes !)

Et tout ça c’est beaucoup c’est vrai, mais finalement ce n’est rien comparé à la plus lourde des taches : dire au revoir.

On ne peut dire au revoir trop tôt cela n’aurait pas de sens. On ne peut pas non plus dire au revoir trop vite. Quand on part pour longtemps on a envie d’un moment privilégié avec chacun, une bulle de tendresse matinée de nostalgie… et on se rend compte très vite que cela ne sera pas  possible.

à J-15 on a encore l’impression d’être plutôt bien organisés, mais on n’est plus capables d’accepter une seule invitation

a J-10 on se dit qu’on n’a rien prévu avec Julie, Paul ou Jacques et que ça, ce n’est pas possible

À J-5 on a mille choses à faire qu’on ne peut pas faire parce que la maison est pleine à craquer du matin au soir. La date approchant, tous les amis appellent et on ne résiste pas à l’envie de leur proposer de passer. Les enfants font aussi leur propre programme d’invitations, et j’avoue que nous disons oui à tout puisque « après on ne va plus se voir pendant un an ». Je sais très bien qu’un an, quand on n’a pas encore 14 ans, ça dure très longtemps.

À J-2 les jeux sont faits : entre ceux qui sont en vacances, ceux qui ne pouvaient être dispos que les jours où justement on ne pouvait pas, et ceux que l’on a honteusement oubliés alors qu’on les adore : on ne verra pas tout le monde. Tant pis. Je sais très bien qu’un an, quand on a trois fois quatorze ans, (moins de quatre fois en tout cas), ça passe extrêmement vite.

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