Escapade au Laos

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Chose promise chose due : un petit compte rendu de notre escapade laotienne, mais avant ça un point sur la situation.

Tu te souviens de nos histoires de visa ?
Et bien rien n’est encore réglé figure toi.
Pour obtenir le graal il nous faut (entre autre) bloquer 500 000 Bahts sur un compte en Thaïlande pendant trois mois, sauf que pour ouvrir un compte il nous faut une adresse en Thaïlande et que pour attester de cette adresse il nous faut un contrat de location.
Il a fallu un peu de temps pour trouver l’appartement, y emménager, obtenir un bail, faire venir l’argent de France, trouver une banque qui accepte les étrangers sans contrats de travail, et enfin ouvrir un compte
ouf !
C’est chose faite depuis trois semaines environ mais on est donc encore bien loin des trois mois obligatoires. Pour patienter jusqu’à cette date nous n’avons pas d’autre choix que de demander un visa touristique et pour demander un visa touristique il faut sortir du Pays.
Nous avions le choix entre tous les pays du mooooonde !!!!! Tu te rends compte ?
et nous voilà au Laos
Pour aller au moins cher, au plus rapide et au plus aguerri à ce genre d’exercice nous aurions aussi pu choisir le Cambodge ou la Malaisie mais non, c’est Vientiane qui nous attendait cette fois.

Vientiane, capitale de la République Démocratique Populaire du Laos, 800 000 habitants…. Tous cachés !
Très peu de monde en effet, de grandes et larges avenues, peu de voitures, presque pas de piétons, des magasins vides, pas de bruit.
Ici et là de très belles maisons coloniales, des temples rouge et or, des restaurants Français. Dans cette ancienne Indochine, beaucoup de choses restent écrites en Français, (le nom des rues par exemple), beaucoup de choses ont gardé un certain goût de la France d’ailleurs (le pain et les croissants surtout).

Les trottoirs sont en mauvais état et la pluie qui ravine les sols entraîne partout la terre rouge qui colore tout sur son passage..
Quand surgit un jardin, il est paradisiaque : une explosion tropicale.
Les tuktuks amènent de la couleur et un peu de folklore dans ce décor surréaliste qui ne manque pourtant vraiment pas de charme. Le charme d’une sous préfecture entend on dire ici par les Français qui sont revenus faire du business sur cette terre pleine de promesse. Avec une croissance annuelle de 8% le Laos murmure des histoires de fortune à l’oreille des investisseurs étrangers.

La vie est ici plus chère qu’à Bangkok mais offre peu de tentations. Pas de grands magasins, pas d’enseignes de luxe, tout est beaucoup plus simple.
Nous sommes descendus dans l’un des beaux hôtels de la Ville, enfin sur le papier parce qu’arrivés devant, la façade de cet immeuble qui reste le plus haut de Vientiane ne nous est pas apparu très … beau. (Photo sous l’article)

A l’intérieur un mélange de luxe et de mauvais gout, de gentillesse extrême et de maladresse touchante. Tout est immense…et vide ici encore dans ce 5 étoiles de marbre, de verre et d’or. Seule la musique de Richard Clayderman anime en sourdine l’accueil grand comme un hall de gare, les kilomètres de couloirs hyper-moquettés et les 8 ascenseurs. Agatha Christie y aurait écrit un meurtre tout à fait savoureux j’en suis certaine.

Le Muong Thanh Luxury Hotel est juste à coté de l’ambassade de Thaïlande. C’est là que nous avons à opérer nos formalités. Lundi matin nous déposons nos passeports, un formulaire (et une petite prière aussi) à l’ambassade en échange d’un numéro grâce auquel le lendemain nous pourrons normalement récupérer un visa de 60 jours. On s’est présentés à l’ambassade une heure trente avant l’ouverture…. et avons obtenu les numéros 199 et 210. On ne peut pas dire que ce soit mal organisé puisque l’objectif est atteint pour tout le monde à l’heure dite, mais quelle foire !!! On crie, on fait circuler les passeports de mains en mains à travers la foule, on rit pas mal aussi, l’ambiance est très décontractée. Il y’a une fille au milieu qui vend des milk shakes à l’avocat, un fonctionnaire qui fait circuler des bâtons de colle pour que les photos soient bien en place sur les dossiers quand on passera au contrôle. Ca se passe dehors, sous un préau. Les employés ont juste une table et une chaise devant laquelle on s’avance à tour de rôle, mais dans un rythme assez soutenu. Quand ils ont retiré du dossier tous les documents inutiles (c’est à dire ceux exigés par le site internet de l’ambassade !) pour ne garder que passeport et formulaire de demande, ils entassent tout ça dans des paniers en plastique, qui partent on ne sait trop où : on est bien loin de nos services d’états civil et je n’ai pas pu m’empêcher de sourire en pensant à un ou deux agents avignonnais que je ne citerai pas mais que j’avais bien du mal à imaginer ici.

Nos numéros en poche nous n’avons plus qu’à patienter le plus agréablement possible jusqu’à demain après midi. Il est 10h30 et nous n’avons plus rien à faire qu’un peu de tourisme.

Je vous raconte tout ça demain c’est promis.

L’hôtel Muong Thanh

 

Rue Nokeokoumane

 

 

Partout, du rouge et de l’or

 

Souvenir d’Indochine

4 Responses

  1. Valérie Vayer

    C’est un régal de te lire surtout ne t’empe Pas de nous faire rêver !! Encore !! Encore !! Encore bises

  2. Florence ND

    Hâte de connaître la suite de vos aventures. C’est vivant et pittoresque… Vraiment très agréable à lire.

    • Mademoiselle d'Avignon

      Merci; ça me touche beaucoup. Je me dépêche pour la suite 😉

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