suite (mais pas fin) de l’épisode précédent

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Je ne fais pas durer le suspense plus longtemps : on les a.
J’ai un peu de mal à comprendre le contenu du document que nous allons présenter demain aux services de l’immigration, mais je suis bien obligée de faire confiance. Avec ça les enfants devraient obtenir un visa étudiant sans problème. Pour nous ça sera peut être un peu plus compliqué, mais il est difficile ici de gérer plus d’une chose à la fois.
A 9h00 pétante ce matin nous montions dans un taxi.
À 9H20 nous entrions dans le lycée français, le trac au ventre parce qu’on ne savait pas si nous obtiendrions les documents dont nous avions besoin immédiatement (voir l’épisode d’hier).
A 9H21 on nous demandait de présenter nos passeports
A 9H22 nous ressortions du lycée parce que les passeports…. On les avait oubliés à la maison (enfin, quand je dis « on »…🙄)

Bref, nous revoilà sautant dans un nouveau taxi pour aller chercher les documents …. et être de retour ici avant la fin de la matinée. Pour ça, chaque minute comptait, aussi pour ce nouveau trajet jusqu’à l’école, nous avons opté pour une moto-taxi.

Les femmes thaïs montent à l’arrière des motos-taxis en amazone, leur jolie chevelure au vent, avec une grâce toute naturelle. Moi, comment dire ; je ne l’ai pas senti comme ça et ai décidé d’aborder la trépidante machine à califourchon et ce malgré la jupette que je portais (je ne pouvais pas prévoir). En plus, juste au moment de partir, j’ai accepté un peu vite la proposition que le taxi m’a faite de porter un casque. C’est comme ça que j’ai pu traverser Bangkok avec, sur la tête, une boule orange vif qui non seulement ne m’avantageait pas vraiment mais surtout ne servait à rien du tout puisque j’avais pris le temps de me faire un chignon bien haut ce matin. Ce chignon m’interdisait d’ajuster le casque correctement évidemment. Autre coquetterie du jour j’avais soigneusement maquillé mes yeux. Ca, c’était juste avant de me rendre compte de la disparition de mes lunettes de soleil.
Bref sur la moto, rien n’allait de soi. Pendant que je m’agrippais à la selle pour ne pas mourir il fallait aussi que je tienne ma jupe pour conserver un peu de dignité, que je tienne ce foutu casque qui n’arrêtait pas de tourner, et que j’essuie mes yeux qui n’arrêtaient pas de pleurer (en pensant à la tête de panda que j’aurai immanquablement en arrivant à cause du mascara) … clairement, je n’avais pas assez de main pour tout faire, surtout à partir du moment où je les ai jointes pour supplier le ciel de me laisser en vie.
J’avais déjà fait l’expérience de la moto taxi; c’était à Paris un soir de pluie et le chauffeur, très rassurant, m’avait équipée de pied en cap pour ma sécurité et mon confort : le trajet s’était d’ailleurs avéré plutôt agréable.
Là, c’était une toute autre affaire et cent fois dans ce grand gymkhana j’ai cru que ça ne passerait pas… et puis ça passait.
J’ai appris deux choses importantes ce matin. La première c’est que je tiens vraiment à la vie. La seconde c’est que mes enfants ne monteront JAMAIS sur un de ces engins en Thaïlande.

 

 

3 Responses

  1. J adore !!!!!
    J imagine très bien la chose
    Si j étais douée en dessin j aurai fait un tableau : Muriel en scoot in thailand !!!!

  2. Celine bougrain

    Merci Muriel
    Cela nous permet de suivre votre actualité
    ❤️
    Done nous un Skype si tu as
    Big kisses

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