Songkran, le retour

Classé dans : Non classé | 0

Il n’y avait pas de jour plus emblématique pour revenir à Bangkok. Songkran, c’est le nouvel an bouddhique, c’est l’ensemble des rituels que je t’avais déjà un peu raconté ici l’an dernier et c’est aussi cette grande fête de l’eau qui a lieu au plus fort de la saison chaude et qui gagne petits et grands dans une gigantesque bataille rafraîchissante.

Nous voilà donc définitivement ici en 2562, même si ce n’est pas tout à fait aussi simple. Je vais essayer de t’expliquer : Bouddha est entré dans le Nirvana 543 ans avant la naissance de Jesus Christ…. c’est ce qui explique le petit décallage.

Depuis les années 40, la Thailande a officiellement la même calendrier que le reste du monde et c’est quand même beaucoup plus pratique. Là où ça se complique un petit peu c’est que les Thaïs n’ont pas abandonné le calendrier Bouddhiste qui gère toujours les événements traditionnels et religieux chers à leur coeur.

Les deux calendriers cohabitent donc aujourd’hui en toute fluidité. Si tu achètes un billet d’avion tu le fais en 2019, mais si tu lis la date d’une expos sur une affiche ce sera en 2562. Si tu as besoin d’un document administratif, il sera établi en 2019, mais si tu vérifies la date de péremption de ton yaourt….ça dépend du fabricant.

Pour faciliter les choses la Thailande est entrée le 1er janvier dernier dans l’année 2562, sauf que concrètement, c’est autour du 15 avril que démarre vraiment la nouvelle année. Tu me suis toujours ? c’est donc à cette date que les Thaïs célèbrent le nouvel an. Ils le font avec ferveur au temple et dans de grands éclats de rire dans la rue. Ils le font en famille surtout et Bangkok pendant quelques jours respire un peu plus paisiblement parce que beaucoup sont en visite dans leur région d’origine.

C’est donc le moment que nous avons choisi pour revenir. C’était prévu pour les garçons et leurs cousines depuis plusieurs mois. Mamilee leur avait promis ces vacances dès notre retour en France je crois. Moi, je n’étais pas sensée venir. Mais 4 ou 5 jours avant le départ je me suis décidée à les accompagner. Math a du rester en France et c’est tellement bizarre Bangkok sans lui. En fait je ne savais même  pas que ça existait Bangkok sans lui : on a passé tellement de temps ensemble ici.

Dans la rue, dans le métro, au marché, au seven-eleven, je suis saisie plusieurs fois par jour de bouffées d’émotion. Quelquechose entre la nostalgie et l’enthousiasme. Un peu comme si à 10 jours du retour, Bangkok me manquait déjà. Tu vois, au pays de l’instant présent, j’ai encore bien du chemin à faire pour atteindre la sagesse.

Happy Songkran et surtout Sawasdee pii maï

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *